Marko93 “Le french lighter”

La créativité de Marko est sans limites, et comme la lumière, elle aime à traverser le temps et l’espace, puisant l’inspiration dans les endroits les plus inattendus, débusquant l’invisible sur une route de campagne, sur un beat de musique électro, contre un mur de HLM ; sublimant le corps d’un danseur, redessinant le ciel électrifié d’une mégalopole,  Marko capture dans ses faisceaux, des fragments d’âmes, et pénètre la vie jusque dans le cœur des gens.


Spectacle “Lumineusement vôtre”, Uberlandia, Brazil, 2010. (Vidéo light-painting real-time).


BACK IN THE DAYS

De ses débuts, Marko a conservé le talent insolent et le goût de l’improvisation. Figure emblématique d’un mouvement qui prend son envol en France au début des années 80, Marko a contribué à faire entrer le graffiti dans la dynamique et la reconnaissance de l’art contemporain.

A la fin des années 80, Marko peint des murs dans des cités, terrains vagues et voies de chemin de fer de sa banlieue (Saint-Denis). Inévitablement lié à l’univers Hip-hop, il est d’abord fortement influencé par les styles américains. Jusqu’aux années 90, il aiguise sa technique : lettrages, free-style, personnages réalistes et caricatures…

 

THE KALLIGRAFFISM

En 1992 son trait prend de la maturité lorsqu’il découvre la calligraphie arabe, une inspiration qui se révèle être «plus pour le trait que pour la signification». Il taille ses caps (embouts de bombe), à l’instar du calligraphe qui taille son calame, afin d’obtenir des pleins et des déliés, pour un rendu plus élégant : Le « kalligraffism » est né. Ce nouveau style le fait connaitre dans tout le milieu du graffiti. Il peut s’apparenter à « l’ abstrait lyrique ».

Avec les années et les voyages, Marko ajoutera à ses calligraphies abstraites des écritures du monde toujours dénuées de significations. L’Asie lui apportera un nouveau trait.

 

A MASTERPIECE ON A MASTERPIECE

La sensualité inhérente à cette nouvelle interprétation du graffiti, ainsi que la découverte du film culte, The Pillow Book*, amènent naturellement Marko à explorer un nouveau support d’expression, le corps humain. A l’aide de posca (feutre à gouache), Marko déploie son art (appelé alors body-painting ou body-writing) au gré de ses rencontres, où l’autre participe à la création d’une œuvre éphémère et unique. Travail de commande ou geste spontané et gratuit, Marko multiplie les exercices de style, sur les corps en sueur des teuffeurs parisiens, les peaux poudrées des mannequins, mais aussi les silhouettes brunes de poussière, des gosses des rues de Sao Paulo.

Car si Marko est un artiste, il est aussi un passionné de la vie, des gens, et de toutes les formes d’expressions terrestres.

 

LA TERRE EST GRANDE

Amoureux du beau, généreux dans son art, ambitieux dans les défis qu’il se donne à lui-même, il multiplie les terrains de jeux, profitant d’une renommée naissante qui l’emmène aux quatre coins de la planète, de Rio à Hong Kong, de Shanghai à Abu Dhabi.

Marko multiplie aussi les collaborations, qui le nourrissent. De résidences d’artistes en tournées, il travaille, entre autres, avec le calligraphe Yousri Al-Mamlouk, au Centre Culturel français d’Alexandrie, et découvre, en Mongolie, l’œuvre de Tamir Sa-Mandbadraa.

 

IN LIGHT WE TRUST

A l’aube du 3ème millénaire, sur les traces de l’inclassable Man Ray, Marko commence à explorer l’univers du light-painting : c’est le début de la Future School. Interpelé par les trainées lumineuses laissées par les phares de voitures sur une photo prise de nuit, il cherche le procédé pour maîtriser ces traits de lumière dans l’espace et leur offrir l’éternité. Il apprend alors à apprivoiser l’obscurité, et fait bientôt jaillir la lumière de l’ombre.

Marko s’attache à donner de l’épaisseur, de la temporalité, -de la grâce-, aux ondes électromagnétiques dont notre œil ne perçoit qu’une infime part. Jouant avec les dernières technologies, s’appropriant les effets de persistance rétinienne, Marko réinvente et perfectionne le procédé –sur photo, puis sur vidéo-, développant le premier -et le seul-, le live instantané (real-time-video).

Son champ d’applications est immense et l’enchantement des regards renouvelable à l’infini.

Marko, qui préfère la performance en public pour un partage immédiat, investit des lieux aussi éclectiques que le Palais de Tokyo, le musée du quai Branly, le Grand Palais, le Stade de France, la cité des Sciences, le prestigieux Mondial de l’Auto, le musée d’art moderne de Macao ou encore le Palais de la princesse des Emirats Arabes

 

LE MONULIGHT, UNE CREATION ARTISTIQUE EN LIGHT-PAINTING A UNE ECHELLE MONUMENTALE

Un MonuLight (Monumental Light-painting) se distingue dans le fait de prendre possession de volumes spectaculaires dans lesquels se joignent des individus (de quelques dizaines à quelques centaines) pour un rassemblement de quelques minutes. Le but est de créer une œuvre monumentale avec pour outil artistique : la lumière.

Chaque personne possède une lumière du genre « flash-light » avec laquelle elle peint dans l’espace qui l’entoure tout en se déplaçant et en prenant garde de ne pas sortir d’un périmètre délimité par un tracé au sol. Ces centaines de d’écritures lumineuses finissent par fusionner entre elles, pour ensuite donner une immense figure géométrique faite de lumière. Cette dernière est en rapport avec le lieu où elle est réalisée, devant un monument moderne ou millénaire ou en plein milieu d’un désert.

Cette création peut être restituée en support photographique avec comme différé le temps de la prise de vue ou bien en temps réel si elle est captée en vidéo (utilisation d’un soft de traitement d’image temps réel spécifique).

 

LIGHT THE WORLD

Marko a pour ambition de lighter la planète toute entière. Son tour du Monde a déjà commencé…

Brésil, USA, Californie, Texas, Chine, Inde, Japon, Kazakhstan, Mongolie, Maroc, Tunisie, Égypte, Cambodge, Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas, Pologne, Suisse, UK, Caraïbes, Guadeloupe, République dominicaine, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis…

 

 

 

UN AUTRE FORMAT, LA TOILE

Parallèlement, il peint sur toile, et mélange intuitivement bombes de peintures, crayons, pinceaux, et signe, entre autres, une couverture de Télérama et des toiles pour l’exposition “Tag au Grand Palais” et pour le prix du Jockey Club

 

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